C'est la fièvre des Ovnis en Suisse : les explications probables

7 novembre 1990
C'est la fièvre des Ovnis en Suisse : les explications probables

Berne. 6 (ATS). - Cinq pourcent des Suisses avaient affirmé en 1989 avoir vu un objet volant non identifié (ovni) au moins une fois dans leur vie. Ils sont certainement bien plus nombreux depuis lundi soir (voir nos éditions du 6 novembre, en page 2), puisqu'un phénomène lumineux observé en Suisse, en Allemagne, en France et en Italie a ranimé la «fièvre des ovnis». Les experts restaient divisés mardi: s'agissait-il d'un satellite, d'une météorite ou d'un vaisseau spatial?

Les scientifiques excluent qu'il ait pu s'agir de la visite d'extraterrestres, du vol d'un avion ou d'une étoile filante. Le professeur Lukas Labhardt, de l'Institut d'astronomie de l'Université de Bâle, suivi par de nombreux experts, envisage deux hypothèses: les témoins ont observé la chute d'un satellite, ou de parties d'un satellite, ou alors l'explosion d'un météorite. Une enquête a été ouverte dans plusieurs pays européens.
Des milliers de personnes, dont des observateurs de l'armée et de la police ainsi que des pilotes d'aviation suisses, autrichiens, français, allemands et italiens ont observé le phénomène lumineux lundi soir. Selon des témoignages concordants, il s'agissait d'une lumière blanche de forte intensité, suivie de sillages rouges, qui se déplaçait très rapidement et sans bruit d'ouest en est. En Suisse, le phénomène a surtout été observé dans la région de Bâle et dans toute la Suisse romande.

Deux hypothèses
Les spécialistes ont avancé deux hypothèses principales. Selon la première explication, les témoins auraient observé la combustion des éléments d'un satellite éjectés après la mise en orbite. L'autre théorie est celle de l'explosion d'un météorite lors de son entrée dans l'atmosphère.
Selon le professeur Lukas Labhardt, l'objet volait à une altitude supérieure aux apparences, sans quoi les témoins auraient entendu du bruit. Les sillages colorés indiquent en outre qu'il y a eu ionisation de l'air. Le professeur, qui a lui-même observé le phénomène, explique en outre le «scintillement» décrit par de nombreux témoins par le fait que le ciel était nuageux. La lueur était en effet partiellement voilée par les nuages.

Source: 
Gazette de Lausanne

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