Je suis responsable de certaines soucoupes volantes déclare le professeur Jean Piccard

29 mars 1950
Je suis responsable de certaines soucoupes volantes déclare le professeur Jean Piccard
M. Jean Piccard, professeur d'aéronautique à l'Université de Minnesota et frère jumeau du professeur Auguste Piccard, a déclaré dans une interview spéciale donnée à «United Press» qu'il croyait à l'existence des «soucoupes volantes».

Selon moi, a dit le professeur Piccard, il y a trois sortes de soucoupes volantes. La première sorte serait constituée par des «vraies soucoupes volantes», si on peut les nommer ainsi. Elles seraient un phénomène qui n'a pas encore été scientifiquement expliqué. La seconde espèce serait les soucoupes volantes qui n'existent que dans l'imagination parfois trop fertile de certaines personnes. La troisième, enfin, sont les «soucoupes volantes» dont je suis responsable».

«Je crois, en effet, a déclaré le professeur Piccard, que des ballons spéciaux que je construis d'une masse de cellophane et qui me servent pour l'étude de la stratosphère, ont été qualifiées par les laïques de «soucoupes volantes». Il s'agit de ballons d'une construction spéciale dont le diamètre est de 30 mètres et qui sont lâchés de divers endroits des Etats-Unis. Ils sont munis d'instruments d'enregistrement et me permettent d'étudier les radiations cosmiques. Ils ont parcouru déjà plusieurs milliers de kilomètres depuis un certain temps.»

Venant à parler des «vraies soucoupes volantes», le professeur Piccard a dit: «Il y a toujours eu des phénomènes inexpliqués dans le monde. Il y en a toutefois moins aujourd'hui qu'il y a cent ans, mais il y en a toujours. Je suis persuadé que les soucoupes volantes véritables pourraient être interprétées sans difficultés par un homme de science. Le malheur est cependant que ce sont presque toujours des gens sans formation scientifique qui les voient. Ils aperçoivent quelque chose dans le ciel. Ils ont entendu parler de soucoupes volantes, donc ce qu'ils voient est une soucoupe volante.»

Un coup de théâtre

On lit dans «Le monde»:
Un nouveau chapitre s'ouvre dans le roman-feuilleton des soucoupes volantes, et débute par un coup de théâtre : le célèbre ingénieur italien Giuseppe Belluzzo, spécialiste des turbines, qui fut ministre de Mussolini et est aujourd'hui âgé de soixante-treize ans, affirme dans un article publié par le «Giornale d'Italia» que des engins autopropulsés, constitués par un disque métallique ultra-léger et pouvant emporter une bombe, ont été étudiés en 1942 en Italie et en Allemagne.

De la révélation de M. Belluzzo, on peut conclure que des disques volants sont à nouveau étudiés et expérimentés quelque part dans le monde. Mais où? L'observation récente des aviateurs mexicains tire une valeur particulière de la proximité de l'Etat américain du Nouveau-Mexique où il est connu que l'on procède à des essais de fusées et de projectiles divers.

Mais de quel pays furent lancées les soucoupes aperçues dans le ciel du Maroc, du Portugal, de l'Italie, de l'Argentine? Il n'est pas invraisemblable que les engins circulaires d'aujourd'hui vagabondent d'un continent à l'autre. Mais ils doivent bien retomber quelque part. A moins que pour les essais du temps de paix les inventeurs n'aient réalisé un dispositif moteur qui confère aux soucoupes la propriété du boomerang de revenir au point de départ.

A moins encore que l'idée de disque volant sans pilote n'ait conduit les techniciens à l'avion circulaire piloté. Les acrobaties de soucoupes signalées par certains témoins se trouveraient alors expliquées. Et puisque ce nouveau type d'appareil atteindrait une vitesse sonique ou même supersonique, il n'y aurait plus lieu de s'étonner, que les avions «courants» n'aient jamais pu les rattraper.
Source: 
Feuille d'Avis de Neuchâtel

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