Le mystère des soucoupes volantes

31 mars 1950
Le mystère des soucoupes volantes
On nous mande de Milan: 
De toutes les hypothèses formulées sur la nature des «soucoupes volantes», celle que vient de publier un savant italien, le prof. Belluzzo, dans le Giornale d'Italia paraît des plus vraisemblables.
Selon le prof. Belluzzo, le principe du disque volant est simple. Grosso modo, on peut dire qu'il s'agit de disques sur lesquels sont appliqués, en demi-cercle, deux tuyaux d'échappement disposés de telle façon que chacun expulse dans un sens opposé à l'autre, un gaz pareil à celui des moteurs à réaction, et produit par la combustion d'huile lourde en poudre, placée dans ce tuyaux. La disposition des tuyaux et des ouvertures de sorties de l'huile lourde brûlée imprime au disque, au moment où le gaz s'échappe, une vitesse de près de 700 mètres à la seconde, vitesse qui, par réaction, fait tourner le disque à très grande vitesse, 400 tours à la secondes à peu près tandis qu'une inclinaison opportune des bouche de sortie des gaz imprime au disque un mouvement ascensionnel.
Le lancement du disque volant est provoqué par l'allumage et la combustion rapide d'une cartouche semblable, toute proportion gardée, à celles employées pour le lancement des torpilles marines. La combustion de cette cartouche provoque le mouvement giratoire, le décollage de terre et la mise en marche du système des tuyaux d'échappement dont il est question ci-dessus.
Le disque volant doit porter outre les tuyaux d'échappement, le combustible, les accumulateurs nécessaires à l'allumage de l'huile lourde et enfin la bombe atomique qui doit éclater lorsque le disque, son combustible épuisé, tombe rapidement à terre.
La charge de combustible et le poids de la bombe sont naturellement proportionnés à la superficie du disque, d'où la tendance à en augmenter le plus possible le diamètre. Le problème n'est pourtant pas si simple car il faut réduire au minimum la résistance du disque au mouvement giratoire et ascensionnel.
Le principe du disque volant fut, paraît-il, étudié déjà en 1942, en Allemagne et en Italie. Sont-ce ces études qui, portées à terme, permette maintenant la réalisation pratique de ces nouvel engin ? Si le nombre des «soucoupes volantes» correspond effectivement à toutes celles que l'on dit avoir vues un peu sous tous les cieux, il y a tout lieu de croire que l'on ne va pas tarder à en dévoiler le mystère. Mni.
Source: 
Journal de Genève

Pas encore de compte? Inscrivez-vous!

Soutenez le projet en demandant un accès personnel. En plus d'assurer la pérennité du projet, vous bénéficierez de plein d'avantages.
> En savoir plus