Trois Lausannois ont vu des soucoupes volantes

8 mars 1951
Trois Lausannois ont vu des soucoupes volantes
Parfaitement! Et ce n'étaient pas de légers ballons «lents» en plastique mais des engins «ultra-rapides» à démarrage foudroyant et ascension à la verticale propres à vous laisser pantois.

Le premier à vrai dire, de ces témoins habite Lutry où il exerce la profession de droguiste. En septembre 1950, un dimanche après-midi, se promenant aux environs de son bourg, il eut son attention attirée par des avions qui vrombissaient dans la direction de la Blécherette.
C'est alors qu'il aperçut venant le long du littoral et surgissant du fond du lac un disque brillant, de la dimension de deux avions de tonnage moyen, qui se déplaçait sans bruit et très rapidement, sans laisser derrière lui des traces de gaz ou d'échappement. Arrivé au-dessus de Villette, l'intrus vira de bord et traversa le lac en direction des Roches de Mémise. Notre promeneur eut tout loisir d'en distinguer le profil plat et coupant, le «galet» aérien présentant en son centre un léger renflement. Un moment, incliné sur la gauche, il étincela au soleil, reprit son équilibre et disparut derrière les Monts de Savoie.

Une collaboratrice de la «Gazette», personne fort pondérée, mère de famille, a aperçu le 13 mars 1950, «volant» en direction ouest-est au-dessus de la rive suisse du Léman un grand disque brillant filant sans bruit. A un moment donné, l'engin, qui dessinait sur le large ciel bleu un cercle quelque peu elliptique, escalada l'éther à une vitesse fantastique et disparut aux regards stupéfaits de la promeneuse. Celle-ci ayant lu notre article de jeudi 1er mars se résolut à sortir du mutisme où la confinait la crainte de passer pour une «visionnaire».

Enfin, une lectrice de la «Gazette» qui habite le quartier de Chauderon a aperçu au moins de juillet 1950 de très bonne heure le matin (4 heures environ) un disque métallique qui passait à grande vitesse, sans bruit, au-dessus de la ville et cinglait vers le Jura, direction Sainte-Croix. Craignant de se faire railler par son entourage, cette dame a gardé aussi le silence sur ce spectacle jusqu'à l'heure où diverses lectures, et celle de la «Gazette» du 1er mars notamment, l'engagèrent à penser que décidément il y avait du nouveau dans l'espace. Nous avons demandé à ce témoin si l'appareil pouvait être un ballon de matière plastique argentée?
-Ni ballon, ni sphère! nous répondit avec fermeté notre interlocutrice.
-Vous n'avez entendu aucun bruit, Madame?
-Non, cela se déplaçait très, très vite sans laisser trace de fumée ou d'éjection de gaz. Je n'ai pu voir cette «soucoupe» que durant une demi-minute environ. C'était un disque aplati à trajectoire droite, qu'il n'était pas question de confondre avec la paisible lune ou bien avec un ballon.
Messieurs les rieurs, vous avez la parole!
J. Nr.
Source: 
Gazette de Lausanne

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